Quelles différences entre un puits foré conforme a la loi , et un forage « hasardeux » ? (sur la région Bassin d’Arcachon)

Un foreur amateur ne vit QUE sur L’ESPÉRANCE.

(Il existe hélas quelques foreurs  professionnels dans le même cas)

Il espère avoir de l’eau.

Il espère qu’elle sera bonne.

et il espère que son forage va durer.

LE PUISATIER LUI, c’est l’inverse

Il est sûr d’avoir de l’eau.

Il est sûr que l’eau sera bonne.

Il est sûr que son puits va durer plusieurs générations.

Voyez autour de vous tous les puits anciens ..

Il y a tellement de différences qu’il n’est pas facile d’en parler, en très GROS, le puits foré traditionnel (conforme aux lois ) est « presque » toujours BON (a 98%)  et le forage hasardeux « presque » toujours MAUVAIS .(a près de 100%)

Ah oui et pourquoi ces fameux « presque » ?
EXPLICATIONS
A l’époque de l’eau à la pompe, la fonction première du puits foré traditionnel est de procurer une eau propre, à usage domestique. Les puits alors étaient fatalement tous BONS (pour la bonne raison qu’il n’ y avait aucun intérêt a en créer un mauvais)
Ce qui a tout chamboulé (en France et ailleurs) c’est l’arrivée de l’eau dans les robinets (en 1960 dans notre région), cette eau nouvelle était notre bonne fée à tous (tout comme l’électricité). Dorénavant plus besoin de se lever a 5 h du matin pour faire chauffer l’eau pour dégeler la pompe, plus besoin de puits, et donc plus besoin de puisatiers.
Au fil du temps tout le savoir faire c’est perdu. Quand l’eau du robinet est devenue « chère » on a voulu de nouveau refaire des puits mais .. plus de puisatier en vue.
Alors les plombiers (en premier), faute du savoir-faire des puits traditionnels, ce sont mis aux forages « hasardeux », comme ça au hasard, n’importe où, et surtout  n’importe comment, au petit bonheur la chance.
RÉSULTATS
Un immense gâchis est né, le début de la pollution des nappes, des milliers de forages hasardeux ont vus le jour tout autour du Bassin, et petit a petit on s’est aperçut du mélanges des eaux souterraines, entraînant bactéries et eaux ferrugineuses, de nombreux murs et jardins en témoignent ici et là.  Des lois ont été votées, difficilement applicables pour le moment, mais cela ne n’empêche pas le retour du travail bien fait et le respect de l’environnement.
Il y a trente ans maintenant, pressentant le danger, je sonnais aux portes des mairies de la région, peine perdue, les Maires me répondaient , mais tu nous emmerdes avec tes puits, faire appliquer les lois ? mais  tu n’y penses pas , ce n’est pas populaire!!!
Pour en revenir au forage « hasardeux », quand je dis  qu’il est « presque » mauvais, c’est uniquement pour ne pas vexer les foreurs , mais  je dis (sans trop me tromper) que 99%,999 de leurs forages ne sont pas bons , (même si envie de dire 100/100 %…. je ne peux légalement pas l’écrire
Ce n’est pas leur matériel qui est en cause, mais leur formation, vous l’avez bien compris. Ils ne savent différencier les bonnes nappes des mauvaises et la majorité sans foutent complètement (déjà avoir de l’eau est pour eux un exploit ! elle est mauvaise et pourrie certes!  mais ne vous plaignait pas il y a de l’eau , en fait  ils ne garantissent rien  et l’écrivent)
Ce que je trouve dommage chez certains foreurs c’est qu’ils n’asseyent pas d’apprendre le puisage  mais bon!!
Alors i n’ y aurait pas de bons foreur?
OH, QUE SI  ! et même de très bons, mais ils travaillent à une autre échelle  (ils ne sont pas a notre portée) ,  j’ai connu dans la région un super foreur qui travaillait comme un puisatier c’est  JEAN CLAUDE MUTZ (de Gujan) homme intègre, ayant les bonnes connaissances du sous-sol, compétent, généreux , sachant rendre service (ses forages sont toujours en activités dans la région)
Concernant les puits traditionnels que nous réalisons associativement on a parfois des « traces » ferrugineuses, c’est pourquoi je disait le mot « PRESQUE » mais ce n’est rien par rapport au forages hasardeux.
 
Les puisatiers qui représentent l’association garantissent leur travail et le résultat final. Nous vous conseillons et vous accompagnons également pour la mise en place des pompes, de l’arrosage, la filtration ..
POUR LES PLUS CURIEUX D’ENTRES VOUS , POUR CEUX QUI AIMENT LES DETAILS, JE RAJOUTE CECI, MAIS EN PLUS POINTU.

Ceux qui vont lire ce qui suit , ils vont « friser » l’expertise.

 

FORAGE HASARDEUX, OU BON PUITS TRADITIONNEL?

LA EST LA QUESTION!!

OU LES DIFFÉRENCES ENTRES

PUISATIERS et FOREURS.

DEUX CONCEPTIONS DIFFÉRENTES,

SÉPARÉE PAR DES MENTALITÉS TOTALEMENT OPPOSÉE.

(et Quelques mots sur les SOURCIERS)

je vais tenter de vous expliquer, ( je dis bien tenter !!)

la différence entre foreurs hasardeux et puisatiers traditionnels .

ET un peu le rôle du SOURCIER

déjà!

80 % des eaux sont souterraines.

(je parle de la région gironde)

l’eau partant de l’amont (chez vous, des montagnes des Pyrénées) va vers la mer, (ou le bassin) qui est en aval .

(Pour ceux, habitants entre Audenge et Arcachon, vous bénéficiez de l’eau des Pyrénées.)

Pour ceux, habitants d’Audenge au Verdon, c’est l’eau du Massif-Central .

Cette eau souterraine est matérialisée par des milliers de veines souterraines.

(mais on a le droit de nier les veines du sous-sol)

(Elles vont (plus ou moins) en parallèle et convergent vers les points les plus bas.)

une veine a un débit initial (qui ne varie pratiquement pas jusqu’à son arrivée dans la mer (ou l’océan)

(chez nous) Le maximum des débits des puits ont une moyenne de 3/5 m3/h .

(La plus grosse pompe du monde ne tirera jamais plus d’eau qu’il n’en passe.)

(certains pensent le contraire, ben non! ça ne fonctionne toujours pas comme on veut )

Une veine est toujours matérialisée par une largeur et une épaisseur ,(ce sont les berges) plus la largeur de la veine est importante, plus l’épaisseur est faible (et inversement).

(mais le débit reste pratiquement pareil)

Le sourcier peut déterminer la largeur de la veine (mais pas l’épaisseur)

il peut (plus ou moins) déterminer le débit moyen.

et plus ou moins aussi la profondeur de la veine.

(le sourcier n’est pas un magicien)

le débit est d’autant plus plus fort que l’épaisseur de de la veine est importante.

(c’est pourquoi (a1 m prêt de l’axe médian) le puisatier creusera au centre et au milieu de la veine )

(tout comme une infirmière faisant une prise de sang)

Si la veine est épaisse en son centre, la largeur de la veine ne sera pas importante .

(souvenez vous le débit est toujours constant.)

( le débit est donc moins fort dans les parties les moins épaisses.)

mais au total le débit reste le même.

(c’est comme si vous pinciez un tuyaux d’arrosage)

Seul un puisatier confirmé est capable d’évaluer avec précision la profondeur de la veine.

Un foreur n’ y arrivera JAMAIS .(quand je dis JAMAIS c’est JAMAIS)

POURQUOI?

parce qu’ un foreur ignore tout du puisage. Foreur, il ne sait uniquement QUE PERCER!!.

(la plupart du temps le foreur sait se servir de sa machine)

Si on lui dit de stopper à 20 mètres, il s’arrêtera « bêtement » à vingt mètres. point c’est tout.

un foreur moyen ne connaît rien dans les strates du sous sol, il ne sait rien interpréter (ou il fait semblant)

Pratiquement toutes les veines reposent toujours sur une couche d’argile (ou de sédiments)

(la veine n’est jamais en creux mais en plein, la veine a donc une épaisseur, qui est variable )

au-dessus de la veine, il peut y avoir une (ou des ) couche(s) d’argile .

La veine est souvent prise en sandwich.

(une veine peut comporter plusieurs couches d’argile)

Pour un puisatier, la machine ne sert que pour une aide à la réalisation du puisage .

quand il arrive (avec la tarière mécanique) au début du dessus de la veine, là a ce moment , il termine à la main (c’est a dire a la sonde.)

le puisatier ne perce jamais plus bas que la veine.

(sinon on perce dans la nappe phréatique , parfois il risque d’y avoir de l’eau saumâtre voire salée)

Il mesure l’épaisseur du sable de roche (que contient la veine) ayant mesuré l’épaisseur, il taille avec sûreté sa crépine,(qui varie en longueur bien sûr a chaque fois c’est en fait en fonction de l’épaisseur de la veine ) et il la dépose au cm près dans le milieu et le centre de la veine (rien de bien compliqué en somme).on appelle cela bêtement de l’expérience.

(a savoir que nous ne mettons JAMAIS de crépines du commerce qui ne sont pas adaptées à nos sols)

Ensuite le puisatier avec sa pompe étalonnée , il tire l’eau du puits pour calculer le débit moyen de la veine (à « cet endroit précis ») .

POURQUOI LES ANCIEN FAISAIENT ILS DES PUITS À MARGELLE?? (dit a ciel ouvert)

Justement pour avoir plus de débit .

(car il existe des régions ou les débit sont faibles)

(et pour pouvoir stocker l’eau dans le puits à ciel ouvert, qui mesure soit 80 cm ou 1 m 20 )

Un puits de 1m20 de diamètre fournit statiquement en volume plus d’eau qu’un forage dont le tube est de 90 mm (voire de 120 mm.)

les idées reçues sont….en plus elles sont indéboulonnables!! Hélas!!.

(mais on a le droit de ne pas êtres en accord avec mes négations.)

plus on va profond plus il y a de l’eau c’est….faux!!!

Plus on va profond plus l’eau est bonne c’est ….faux !!

plus le tube du forage est important en diamètre, plus on aura de l’eau …faux !!

plus il y a de crépines plus il y aura de l’eau, c’est …..faux!!

plus on ratisse large, plus il y aura de l’eau c’est …..faux!!

 dans un puits dit a ciel-ouvert l’eau a le temps de décanter , (elle se régénère et remonte jusqu’aux vases communicant durant la nuit .)

Donc,avec un puits ancien, on dispose dans la journée de plusieurs mètres cubes d’eau .

(et ensuite il faut attendre 12h pour que l’eau se renouvelle)

les foreurs n’ont jamais appris ces subtilités, ce ne sont que de « vulgaires commerçants ».

La spécialité du foreur consiste à faire fonctionner au mieux sa machine.

ils creusent ou on leur dit, et ils s’arrêtent tout pareil.

Un foreur ne vit QUE sur L’ESPÉRANCE.

Il espère avoir de l’eau.

Il espère qu’elle sera bonne.

et il espère que son forage durera .

LE PUISATIER LUI (c’est l’inverse)

Il est sûr d’avoir de l’eau.

Il est sûr que l’eau sera bonne.

Il est sûr que son puits durera plusieurs générations.

voyez autour de vous les puits anciens !!!

un SOURCIER n’a pas une précision au mm près.

Il estime la situation, au Puisatier de terminer au mieux le travail.

Mais le sourcier est obligatoirement indispensable pour la découverte des veines .

Il est le compagnon fidèle du Puisatier.

(chacun devra savoir intelligemment interpréter l’autre.)

C’est rarement le cas là aussi HELAS!!

j’espère que vous m’avez « un peu compris », un puits ce n’est que de la logique, et que du bon sens .

Ce n’est pas plus compliqué qu’une infirmière faisant une prise de sang , elle « puise » du sang dans la veine,et pas à côté!!! Ben! un puisatier fait simplement la même chose , pas plus!!

et pour faire bonne mesure, j’affirme au risque de me discréditer, et de me brûler les ailes, qu’il est pratiquement impossible de réaliser (et de réussir) un Puits « dit foré » en mettant des crépines du commerce, désolé! Les crépines du commerce ont hélas un défaut majeur, défaut que je laisse aux curieux le soin de deviner, j’ai bien sûr l’explication, explications que je peux mettre à la disposition de ceux qui désirent se perfectionner.

je vais même me permettre d’aller plus loin, les foreuses de l’entreprise DMB aussi perfectionnée soit elle, (et ce sont d’excellentes machines de forage) , ne peuvent pas réaliser en finalité un puits tel que l’on souhaiterait réaliser (c’est a dire a un % élevé d’eau potable) car en fait, c’est ce ce que l’on espère le plus,…de l’eau potable!!., pour l’instant on est encore obligé de terminer à la main .

mais Question, y a t’il de l’eau potable partout ? suivant les régions oui,bien sûr il y a des différences, mais pour moi sourcier/puisatier il y des eaux potables encore pratiquement partout .

COMMENT TESTER SON FORAGE DEFAILLANT .

Pour faire un essai c’est assez simple .

Mettez votre pompe en mouvement, (ouvrez un robinet en grand) et que l’un de vous se place à côté de la tête de votre forage, et écoute le bruits d’aspiration ,qui devrait se produire quand il n ‘y aura plus d’eau dans le tuyau du forage.

Si cela se produit cela veut dire que l’eau n’est pas inépuisable.

EXPLICATIONS.

La nappe phréatique est uniquement alimentée par l’eau de la pluie .

donc, moins de pluie = moins d’eau .

Cela veut dire que votre crépine aspire rapidement et violemment « trop » d’eau autour de la crépine du forage (crépine qui est placée directement dans la nappe phréatique) , et quand « toute » l’eau est passée dans la crépine ,cela provoque artificiellement un rabattement de nappe…. tout simplement .

A partir de cet effet, il vous faut attendre patiemment que l’eau revienne doucement à sa place.

C’est actuellement le problème de la sécheresse récurrente (qui se prépare pour les futures années à venir).

PUITS TRADITIONNEL.

Dans un puits traditionnel, cela se passe différemment.

(car la crépine est placée au centre et au milieu de la veine .)

Le débit de la veine est constant, si vous avez la sagesse de ne prendre que le débit (recommandé par le puisatier) , la veine fournira son débit d’eau…. naturellement .

et en fonction du débit de votre veine, vous adaptez…. déjà votre pompe, et ensuite vous mettez logiquement le nombre de circuit (en fonction du débit ,de la demande de secteurs à arroser.)

raisonnablement vous ne manquerez jamais d’eau.

DÉBIT.

Quand on réalise un arrosage intégré , il faut entrer adroitement tous les paramètres, comme débit de la veine. les différentes longueurs de tuyaux, calculer le nombre de circuits (en fonction des débits,de chaque réseau )

PRESSION.

et calculer adroitement toutes les pertes de charge possibles, pour obtenir les mêmes pressions partout . (celui qui ne sait pas calculer les différentes pertes de charge au niveau des longueurs de chaque réseau , des différents coudes, comme les  (45°) (90°) ( 60°) n’a rien à faire dans ce métier.)

car c’est tromper des « clients » qui font confiance aux soit disant professionnels .

(un arrosage intégré répond essentiellement à lamécanique des fluides )

un truc à savoir!

on augmente pas le débit, en jouant sur la pression.

Cordialement.

Dans un lotissement plus vous ferez de puits traditionnels conformes, moins vous allez vous pollués les un les autres.

Si vous faites des forages c’est l’inverse .

Explication sur la création d’un forage hasardeux:

les foreurs soit occasionnels, ou professionnels ne font jamais (ou rarement passer un sourcier)

ils percent directement dans la nappe dite phréatique .

c’est quoi une nappe phréatique ? .

le dessous de la terre est un sous sol formé de décomposition multiples, le sous sol est un réservoir souvent humide, car l’eau de pluie s’infiltre a 60% dans le dessous du sol, et imbibe l’humus que forme la terre, la terre est un un gigantesque intestin humain ,ou tout se digère, tout se transforme , tout s’y décompose, comment? mais avec des milliards de bactéries ,

l’eau de la pluie est au contact d’un sous-sol en éternelle digestion , ou tout n’ y est que pourriture (a suivre)